Premières réductions des lésions précancéreuses du col de l’utérus observées chez les adolescentes après l’introduction de la vaccination HPV quadrivalente par Gardasil de Sanofi Pasteur en Australie. Une étude australienne est la première à montrer une réduction des lésions précancéreuses du col de l’utérus (lésions cervicales de haut grade*) chez les adolescentes après introduction d’un programme de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) par le vaccin quadrivalent Gardasil® (types 6, 11, 16, 18). Les résultats ont été publiés dans la revue médicale The Lancet.
L’Australie a introduit en 2007 un programme de vaccination contre le HPV par Gardasil®, pour les adolescentes et les jeunes femmes âgées de 12–26 ans*. Selon le Registre National du Programme de Vaccination contre le HPV pour le programme scolaire dans l’état de Victoria, les estimations de la couverture vaccinale par trois doses sont de 79% chez des collégiennes de 6eme et de 71% chez les lycéennes de terminale.
Dans cette étude observationnelle, les auteurs ont analysé l’évolution de l’incidence des anomalies cervicales chez les adolescentes et les femmes avant et après introduction du programme de vaccination.† Ils ont montré qu’après l’introduction de la vaccination, l’incidence des lésions
précancéreuses du col de l’utérus chez les adolescentes de moins de 18 ans avait chuté de 0,38 pour 100 femmes dépistées‡ par rapport à l’incidence avant le programme de vaccination (de 0,80 pour 100 femmes dépistées à 0,42 pour 100 femmes dépistées). Ce qui représente une réduction de près de 50% des lésions précancéreuses diagnostiquées.
Les auteurs ont ajouté qu’il sera nécessaire de croiser les données des registres de vaccination et de dépistage pour confirmer que cette observation écologique est bien due à la vaccination, comme pour suivre la participation des femmes vaccinées au dépistage.
Benoît Soubeyrand, Directeur Médical Europe de Sanofi Pasteur MSD déclare : « Trois ans seulement après l’introduction d’un programme de vaccination, ces résultats suggèrent que Gardasil® tient ses promesses, déjà démontrées dans les études cliniques, à savoir aider à prévenir le cancer du col de l’utérus en prévenant les lésions précancéreuses. »
Les professionnels de santé et les autorités du monde entier, y compris l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ont acquis une large expérience dans l’administration de Gardasil®. Plus de 74 millions de doses de Gardasil® ont été distribuées à travers le monde depuis son lancement en juin 2006.
Gardasil® a confirmé son bon profil de tolérance. Avant son autorisation de mise sur le marché, le profil de tolérance de Gardasil® avait été étudié dans des études cliniques de grande envergure. Le suivi des études cliniques se poursuit actuellement, et des données supplémentaires seront disponibles prochainement.
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informations supplémentaires concernant le HPV et Gardasil®
Le papillomavirus humain est très fréquent et se transmet par contact sexuel. On estime que 70 à 80% des personnes sexuellement actives seront exposées au cours de leur vie2,3,4 90% des femmes infectées élimineront l’infection naturellement. Il est cependant impossible de prédire quelles infections seront éliminées, et lesquelles progresseront vers une maladie ou un cancer5.
On estime qu’il existe plus de 200 types d’HPV différents6. Les HPV de types 6, 11, 16 et 18 sont ceux
que l’on retrouve le plus fréquemment dans les maladies génitales. Ces quatre types sont responsables de la grande majorité des cancers du col de l’utérus et des maladies génitales liées à l’HPV en Europe.
Gardasil® ne traite pas les infections ou les maladies pré-existantes liées aux HPV 6, 11,16 et 18 et ne protège pas contre les types d’HPV non contenus dans le vaccin. Par conséquent, toutes les femmes doivent se soumettre régulièrement au dépistage, qu’elles aient été vaccinées ou non8.
Détails de l’étude
A partir des données du Registre Victorien de Cytologie du Col de l’Utérus recueillies entre 2003 et 2009, l’étude à comparé l’incidence des anomalies histologiques cervicales de haut grade (lésions codées comme néoplasie intraépithéliale cervicale de grade 2 ou 3, ou en tant qu’adénocarcinome in situ ; objectif principal) et l’incidence des anomalies cytologiques de bas grade dans cinq groupes d’âge avant (du premierr janvier 2003 au 31 mars 2007) et après (du 1er avril 2007 au 31 décembre 2009) le début du programme de vaccination. Des comparaisons binaires entre les deux périodes ont été faites par un test exact de Fisher. Une régression de Poisson par morceaux a été utilisée pour comparer les tendances des taux d’incidences.
Recommandations françaises de vaccination
Recommandations générales :La vaccination contre les infections à papillomavirus humains est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées de 14 ans, afin de les immuniser avant qu’elles soient exposées au risque d’infection à HPV.
Le HCSP/CTV, dans l’avis du 17 décembre 2010, ne recommande plus, dans l’état actuel des
connaissances, l’utilisation préférentielle du vaccin quadrivalent (types 6, 11, 16, 18) par rapport au vaccin bivalent (types 16, 18). Il rappelle que ces deux vaccins ne sont pas interchangeables et que toute vaccination initiée avec l’un d’eux doit être menée à son terme avec le même vaccin. Une mesure de rattrapage est prévue et le vaccin est également proposé aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle. La vaccination contre les infections à papillomavirus ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus par le frottis cervico-utérin, y compris chez les femmes vaccinées, mais vient renforcer les mesures de prévention. À partir de 25 ans, toutes les jeunes femmes vaccinées ou non vaccinées doivent continuer à bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur. D’après un communiqué de Sanofi Pasteur