GlaxoSmithKline qui a réalisé un chiffres d’affaires de 8,8 milliards de livre sterling aux Etats Unis en 2008, se
retrouve confronter aux services des impôts américains (IRS, Internal Revenue Service) pour la somme de 1,9 milliards de dollars de taxes non payées incluant les intérêts et des contraventions pour dissimulation, selon le Wall Street Journal. Cette dispute vient d’une technique appelée en anglais earning stripping dans laquelle une multinationale basée en Europe diminue ses profits et donc ses taxes aux Etats-Unis en passant en investissement certaines opérations faites pour une filiale. La société ensuite demande une déduction fiscale dans ses impôts notamment auprès de l’IRS.
Au global aucun investissement n’a été réalisé et aucune somme n’a été transféré et la société garde son niveau de profit en l’état. La facilité des filiales américaines de grandes multinationales à déduire leurs profits pendant l’administration du président Bush semble révolue et le président Obama a décidé de s’attaquer à ces pratiques. Cette technique utilisée par GlaxoSmithKline est très commune aux multinationales ayant de larges filiales aux Etats Unis. Le devenir de cette bataille juridique entre le service des impôts américain, l’IRS et le groupe anglais Glaxo va être le centre de l’attention de beaucoup de sociétés qui ont eu recours aux mêmes pratiques.
Ce n’est pas la première fois que le groupe Glaxo a des différents avec le service des impôts aux Etats Unis, en 2006, lors de sa fusion de 75,7 milliards de dollars avec son compatriote Smithkline, Glaxo avait payé aux services des impôts américains 3,4 milliards de dollars pour une affaire similaire ou une société suisse écran avait été crée pour payer le cout de la fusion, qui a ensuite été déduit des montants d’impositions aux services des impôts. Par Michael Moore d’après le Wall Street Journal et une analyse Pharmactua