Les génériques de produits issus de la biotechnologie de l’insuline et des analogues de l’insuline devraient capturer en 2018 en Europe et aux Etats Unis plus de 6 milliards de ventes
Les génériques de produits issus de la biotechnologie appelés bio-similaires devraient capturer plus de 6 milliards de dollars de ventes du marché des insulines recombinantes et des analogues de l’insuline aux Etats Unis et en Europe,(France, Allemagne, Angleterre et Espagne) en 2018, permettant une économie des dépenses de santé de 3,8 milliards de dollars.
Les génériques des insulines recombinantes sont relativement faciles à développer et à produire et ces bio-similaires devraient s’attaquer d’abord au marché Européen ou ils sont autorisés. Aux Etats Unis, les bio-similaires ne sont pas autorisés mais la réforme du système de santé américain devrait permettre leurs arrivées. Les produits comme Lantus de Sanofi Aventis qui a généré 2,45 milliards d’euros en 2008 et Levemir avec 3,8 milliards de couronnes danoises de NovoNordisk seront les plus touchés.
Selon un rapport de Decision Ressources portant sur 465 endocrinologues et néphrologues en Europe et aux Etats Unis, les endocrinologues prescriront des bio-similaires mais nécessiteront des données cliniques pour que les médecins se sentent sécurisés quand à leurs utilisations.
Les réserves sont plus fortes pour les hormones de croissance alors que les bio-similaires d’insuline seraient rapidement adoptés. Les néphrologues sont plus conservateurs par rapport aux bio-similaires même s’ils ne sont pas opposé à les prescrire dans une indication qui a été approuvée par les autorités réglementaires mais qui n’a pas fait l’objet d’une étude clinique.
Selon l’agence Européenne du médicament, les bio-similaires auront les mêmes indications que le produit de référence, par exemple Eprex/Procrit qui est approuvé dans deux indications, l’insuffisance rénal chronique et l’anémie induite par chimiothérapie, le bio-similaire aura les 2 indications même si les études cliniques sur le produit ont été conduites que dans l’anémie induite par chimiothérapie .Par Guy Macy d’après un rapport de Decision Ressources et une analyse Pharmactua
Mots-clefs : bio-similaires, Eprex/Procrit, insuline recombinante, Lantus, Levemir, Novo Nordisk, SanofiAventis
| Le 30 octobre |
