Johnson & Johnson veut développer des alliances avec des concurrents qui soient près à séparer les risques de développement clinique, d’enregistrement et de remboursement
Le groupe Johnson & Johnson change sa stratégie qui visait à acquérir 100 % des sociétés dans les 3 domaines inhérents à ses trois divisions à savoir les médicaments sans ordonnance et les cosmétiques , les médicaments remboursés, et les dispositifs médicaux notamment destinés à la chirurgie cardiovasculaire et orthopédique et à centraliser le coût des dépenses administratives aux Etats Unis est maintenant révolus.
Selon William Weldon, CEO de Johnson & Johnson dans un entretien au Financial Times, les coûts de développements des médicaments deviennent si élevés et les risques d’échec si nombreux que des alliances sont désormais nécessaires pour partager les risques et les opportunités.
Johnson & Johnson a réalisé 63,7 milliards dans le domaine de la santé dont 24,6 milliards de dollars dans le domaine des médicament remboursables en 2oo8 plaçant le groupe à la septième place du classement mondial des 15 premiers leader en pharmacie, avec un budget de recherche et développement de 5,1 milliards de dollars, soit 21 % de son activité pharmaceutique, le groupe Américain se dégage de l’ensemble des leaders qui investissent en moyenne 16 % de leur chiffre d’affaires en recherche et développement.
Le changement de stratégie reflète une tendance d’opinions présente chez les dirigeants des 15 plus grands groupes de la pharmacie à savoir partager les coûts de recherche et de développement clinique afin d’espérer un enregistrement et un remboursement des futurs médicaments de demain. Les commentaires de William Weldon viennent après la récente alliance avec le groupe de biotechnologie Irlandais, Elan, qui comprend une prise de
participation dans le capital d’Elan de 18 % et un investissement dans la recherche d’anticorps monoclonaux destinés à trouver des traitements dans la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques.
A la suite de sa prise de participation dans Elan le groupe Johnson & Johnson va collaborer avec Wyeth maintenant Pfizer et Biogen Idec dans le domaine de l’Alzheimer.
Johnson & Johnson a aussi investit à hauteur de 18 % dans le capital de Crucell, le groupe de vaccins Hollandais, une participation bloquée sur trois ans. Le groupe Johnson & Johnson a aussi signé un accord avec le leader mondial Gilead des traitements pour le HIV, pour le développement d’un traitement contre le HIV à une prise par jour combinant son traitement expérimental, le TMC278 avec le best seller du groupe Gilead , Truvada qui combine une association de deux antiviraux commercialisés sous les marques Viread et Emtriva.
Cette nouvelle stratégie d’alliance se retrouve aussi dans les alliances récentes entre Pfizer et GlaxoSmithKline dans le domaine de la recherche et du développement de traitement contre le sida ainsi que chez Astra Zeneca et Bristol Myers Squibb dans le domaine du cancer. Par Guy Macy d’après The Financial Times et une analyse Pharmactua
Mots-clefs : Alzheimer, AstraZeneca, biogen idec, Bristol-Myers Squibb, Crucell, Elan, Gilead, glaxoSmithKline, HIV, Johnson et Johnson, Pfizer, William Weldon, WYETH
| Le 4 novembre |



